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I. Autres contes & légendes

Dans la forêt de Soultz (68) se trouve une pierre étrange, le "Puppelstein" (la pierre à bébés). Les sages venaient y chercher les bébés pour les apporter à leurs mamans. Bien avant les cigognes ! Cette pierre reçut ensuite le nom de "pierre des sorcières" pour mettre fin aux pratiques païennes.

Appelée aussi "Rutschfelsen" (pierre des glissades) pour la bonne raison que les jeunes gens qui arrivaient à glisser d'un trait, en une fois, le long de la pierre, étaient assurés de se marier dans l'année.

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Durant la guerre de Cent Ans Soultz fut assiégée. Les hommes, jugeant toute résistance unutile, décidèrent d'ouvrir les portes de la ville aux assiégeants. Les femmes, plus courageuses, préparèrent une bouillie avec de la farine et de l'eau et la versèrent toute bouillante sur les soldats qui tentaient d'escalader les remparts.

Pris de panique, ceux-ci s'enfuirent et la ville fut ainsi épargnée.

Depuis ce temps les Soultziennes occupent le côté droit de la nef de l'église paroissiale.

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Le rocher de Dietrich ou "Dietrichstein" dans la forêt entre Guebwiller et Soultz (68).

Dietrich fut le fruit d'amour interdit entre Hugdietrich et Hildegonde.

A sa naissance il fut abandonné dans la forêt et élevé par des loups. Un écuyer le trouva et le ramena au château mais on lui ordonna de le tuer. L'écuyer ne put s'y résoudre et abandonna l'enfant qui fut reccueilli par un charbonnier. En grandissant il acquit une force prodigieuse et partit combattre un dragon qu'il tua. Une fée lui dit alors que le sang du dragon allait le rendre invincible s'il s'y baignait. Une feuille de tilleul s'étant malencontreusement posée sur son vêtement à la hauteur de l'omoplate cet endroit ne fut pas recouvert par le sang. Dietrich épousa une belle jeune femme et lui confia son secret. Elle le répéta à un écuyer qui lui porta, lors d'une joute, un coup fatal. Dietrich ne mourut pas mais s'endormit pour un long temps. C'est sous ce rocher qu'il dort entouré de son armée. Tous les cent ans, il sort pour scruter l'horizon, dérouler sa longue barbe et se rendormir. Il attend, avec tous les autres héros de la mythologie nordique et germanique, la bataille du crépuscule des dieux, le "Ragnarok".

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Un jour, des enfants qui jouaient près du ruisseau aperçurent un objet informe et volumineux roulant dans les flots.

Ayant vainement essayé de le ramener à terre, ils appelèrent à l'aide en criant : "Es ist ein Tier im Bach " (il y a un animal dans le ruisseau !)

C'était dit-on la Vierge miraculeuse que l'on vénère depuis ce jour à la basilique de THIERENBACH . Du modeste oratoire des débuts, on construisit une église. Les croyants accoururent vers ce pelerinage pour solliciter la Vierge.

Au siècle dernier encore, des enfants qui se rendaient au pelerinage de Thierenbach, déposaient au sol de lourdes pierres destinées à la construction d'une chapelle. Cette chapelle n'a jamais été érigée.
Jadis aussi, mais à une époque bien plus lointaine, deux enfants qui allaient à la cueillette des framboises, rencontrèrent , assise sur les eaux limpides d'une source, la reine des fontaines portant une couronne d'or. Tout autour de la source s'étalaient les maisons d'une ville féerique. Les traces de cette ville n'ont jamais été ret
rouvées.

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En longeant la Lauch (rivière qui descend de la montagne et traverse Guebwiller avant de se jeter dans le Rhin), en aval de LAUTENBACH, on aperçoit parfois une jeune fille cheminant et chantant. Son chant est si captivant que le promeneur est tenté de la suivre, oubliant l'heure et le lieu. Lorsque enfin la mélodie s'arrête, il s'aperçoit à sa grande surprise, qu"il fait nuit et qu'il s'est égaré dans la forêt sombre et sauvage.

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Le château du Hugstein, à la sortie de Guebwiller avait été consttruit en 1216 pour protéger l'abbaye de Murbach. A l'heure actuelle, il en reste des ruines.
Des vieilles gens racontent que, certains soirs, dans son château de Hugstein, le prince abbé de Murbach devisait familièrement avec son camérier quand le flambeau qui les éclairait vont à s'éteindre. Le serviteur courut le rallumer. A son retour, il trouva son maître étranglé par un gros chat noir.

Malgré ce qu'un tel trépas avait de surprenant, Barthélémy d'Andlau, c'est le nom du prince abbé, n'en devait pas moins d'être inhumé dans l'église abbatiale.

Deux forts chevaux menaient le corbillard et se fatiguaient comme s'ils avaient à traîner un poids énorme. A l'arrivée à Murbach, on s'aperçut que le cercueil était vide. Le cadavre avait disparu on ne sait où .

Lors de l'avènement de Barthélémy d'Andlau, les bourgeois allèrent jusqu'à lui refuser de prêter serment de fidélité et même de le recevoir. Barthélémy ne pouvait que réagir. Il entra alors dans la ville par une porte dérobée, de surcroît en pleine nuit. La prise de la ville ne se fit pas sans heurts, grincements de dents et sang. Guebwiller n' a jamais pardonné cette traîtrise à son prince abbé.

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Tout près de là, entre Guebwiller et Murbach, quelquefois, à l'heure de l'angélus, le passant attardé aperçoit dans les prés, un fantome inquiet, courant de tous côtés. Il porte un bloc de pierre rouge. C'est une borne, que de son vivant, il a déplacée afin de spolier un de ses voisins.

Son âme n'aura point de repos tant que cette borne n'aura pas retrouvé sa place.

Cette place, cependant le fantome ne sait la retrouver. S'il vous interroge, ne vous arrêtez pas ! Surtout ne saisissez pas la main qu'il est tenté de vous présenter. Elle est embrasée comme le bloc de pierre.

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Tag(s) : #CONTES & LEGENDES

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