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WALTZ Jean-Jacques (oncle Hansi)

Jean-Jacques WALTZ est né le 23 février 1873 à Colmar et mort le 10 juin 1951 dans la même ville.

C'est un artiste peintre illustrateur.
On l'appelait ONCLE HANSI

Il était le benjamin de 4 enfants.

Il partit pour Lyon se spécialiser en dessin industriel, mais une pleurésie en 1896, le força à rentrer à Colmar.

Il fut dessinateur pour l'usine textile de CERNAY et les Ets HERTZOG de LOGELBACH.

Il fut célèbre en tant que dessinateur de cartes postales. On le reconnaissait à sa grande taille, sa

lavallière et son chapeau en feutre.

Il a dépeint des scènes villageoises aux mordantes caricatures.

En 1907, un recueil d'aquarelles, " Tours et Portes d'Alsace " , fut imprimé.

En 1912, il publie " Histoires d'Alsace racontée aux petits enfants de France "

Il revient à Colmar en 1946 et peint des dessins publicitaires et des enseignes.

Il fut citoyen d'honneur de la Ville de COLMAR.

( SUITE de l'Histoire d'ONCLE HANSI )

Quel diable d'homme ! On connaît bien sa grande silhouette un peu voûtée de patriarche alsacien, son visage de moine rabelaisien et sa mine de grognard : sa lavallière de bohème, son chapeau de paysan à larges bords, son béret qui n'est ni alpin, ni basque, ni quoi que ce soit d'autre que le béret " Hansi " ; et sa canne, qu'il porte parfois comme un fusil ; et son crayon, souvent plus dangereux qu'une mitrailleuse.... Mais ce n'est encore là qu'une image de Hansi : cherchons l'original.

Sa villa de Colmar est sur une frontière, entre deux villes et entre deux époques : d'un côté, la bruyante place du Champ-de-Mars, avec ses cafés, son cinéma, son parc à autos, ses distributeurs d'essence et ses cars Citroën ; de l'autre, une chevauchée silencieuse de toits vétustes, de pignons et de tourelles noirâtres que surplombe l'admirable clocher de la cathédrale colmarienne.

L'entrée de la maison : une exposition d'art alsacien. Le salon et la salle à manger : un petit musée (avec un rien de poussière, pour l'authenticité ). L'atelier : un magnifique capharnaüm.

Cet atelier résume, dans le plus parfait désordre, toute la vie de Hansi : des dessins et des caricatures par centaines ; des aquarelles par mètres carrés ; des bouquins par kilos ; un chat familier cravaté d'une faveur rose ; des villages alsaciens en bois sculpté avec tous leurs habitants, depuis le maire endimanché jusqu'au troupeau d'oies augustes et disciplinées ; des bibelots à faire pâlir d'envie un antiquaire ; des chandails perçés à désespérer dix ravaudeuses ; des mégots à faire le bonheur de vingt clochards.

De ce fouillis, Hansi extrait un album de photos blanchies par les ans.

Voici un Hansi de quatorze ans, à l'oeil naïf et doux, entouré de messieurs en vestons à carreaux, de dames à vastes chapeaux et à robes entravées ; le voilà vers la vingtième année, déjà dégourdi et l'oeil amusé par les manoeuvres du photographe. Le voilà encore à la guerre, avec sa canne qui ne se résout pas à être fusil ; à Montmartre, dans un groupe de " fauves " ; sur la place d'un village alsacien, les bottines délacées, un carton à dessin sur les genoux....

Attaché au service de contre-espionnage pendant la guerre, Hansi était devenue Jacob WALTZ.

Ses livres " Au Pied de la Montagne Sainte Odile " , " Colmar en France " , " Clochers dans les vignes " , dont il sait révéler la concordance entre les textes et les illustrations, fait tout le charme des oeuvres du dessinateur et poète colmarien.

Le texte s'infiltre dans l'image, contourne un clocher, monte avec la fumée d'une cheminée jusqu'à un ciel chargé de nuages roses où il s'estompe avant d'aller buter contre une enseigne de fer forgé enrésillée de treilles.

Il est venu au dessin grâce à son père, fameux héraldiste. Son aïeul, Hiéronimus WALTZ, vivait sous Louis XIV.

Cher Oncle Hansi, au coeur de gamin aussi sensible que celui d'une fille de la vallée, un soir de Messti.

On comprend pourquoi on trouve à la fois tant d'amour dans vos railleries, tant de railleries dans vos haines.

On sait pourquoi vous riiez comme un gosse et pourquoi vous souriiez encore quand les larmes vous piquaient les yeux !

Votre crayon et votre plume ne sont méchants qu'à force de timidité dans la tendresse et de bonhomie dans l'aversion.

C'est dans une pirouette que vous aimez le mieux à cacher un sursaut du coeur.
Et l'on mesure quel à dû être votre courage, tout au long d'une vie fertile en aventures et en légendes de toujours savoir faire rire.

Source : Wiki

Tag(s) : #ARTISTES ALSACIENS

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